Système U dit tout sur le prix des pommes

Publié le 13 Novembre 2012

Système U dit tout sur le prix des pommes

Système U détaille, à partir du 27 novembre prochain, les différentes composantes du prix des pommes en barquettes. L'enseigne le fera aussi pour d'autres fruits et légumes.

Système U érige les pommes en reines... de son nouveau combat: celui de la transparence sur les prix des fruits et légumes. A partir du 27 novembre prochain, l'enseigne commercialisera des barquettes de pommes d'un nouveau genre. Elles auront toutes un auto-collant affichant les composantes du prix final: sur 2,49 euros pour 1,4 Kg, 0,56 euros reviennent au distributeur, alors que la coopérative de producteurs reçoit 1,05 euros.

D'autres fruits et légumes d'hiver, dont les kiwis et les pommes de terre, auront bientôt ces mêmes étiquettes explicatives. «Je prédis que d'autres enseignes suivront, explique Serge Papin, Pdg de Système U. Notre engagement ne porte pas uniquement sur la transparence sur les prix, mais aussi sur notre volonté de réduire progressivement les pesticides. Nous avons un contrat d'une durée minimale de trois ans avec nos producteurs.» L'enseigne n'en est pas à son ballon d'essai. Elle a déjà signé un accord de ce type avec Biolait et les éléveurs bio du Loiret en 2011.

Le choix de la pomme n'est pas le fruit du hasard: cela reste le fruit préféré des Français, qui en consomment 18 kilos par personne et par an. «

Toutefois, il faut rester méfiant : cette étiquette ne reflète pas tout. Elle met en avant le chiffre d'affaires et non la marge finale rétribuée pour chacun des acteurs. De plus, le moment de cette campagne est sans doute bien choisi par Système U, car quelques jours seulement après la publication de la deuxième édition de l'Observatoire des prix et des marges.

Par ailleurs, faire des opérations de communication sur les prix des fruits et légumes est relativement compliqué, car la publicité comparative est moins facile que pour les pots de Nutella ou les bouteilles de Coca. Mais elle peut se révéler extrêmement payante: les consommateurs retiennent en effet plus facilement les prix des bananes, oignons et autres salades qu'ils en achètent fréquemment, et l'effet sur l'image prix de l'enseigne est donc souvent positif.

Publié dans #Grande distribution

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E
Dans le rapport Chalmin que LSA s’est procuré en exclusivité figure la structure de coût de revente d’un produit en rayon. Ces chiffres n’avaient jamais été publiés dans le passé.<br /> <br /> Sept enseignes ont fourni leurs chiffres : Leclerc, Système U, Casino, Auchan, Carrefour, Intermarché. Pour 100 euros de ventes alimentaires (qui correspondrait au chiffre d’affaires) réalisés, 75 euros correspondent au coût des achats des produits aux fournisseurs, ce qui laisse une marge brute se situant entre 25 euros (pour les produits laitiers) et 30 euros (pour la charcuterie, la boucherie, les fruits et légumes). Sur ces 25 euros, les frais de personnel représente 4 € dans les produits laitiers, 10,4 € dans la boucherie, 3,6 € dans la volaille, 8 euros dans les fruits et légumes et 6,7 euros dans la charcuterie. Ces disparités correspondent évidemment à la présence de personnel au rayon coupe ou à la boucherie, tandis que la volaille ou les produits laitiers sont en libre-service.<br /> Entre 15 et 18 % de frais de fonctionnement hors salaires<br /> Enfin, les autres charges représentent entre 15 et 18,7 €, chiffres qui correspondent aux frais de fonctionnement du magasin (loyers, participation aux frais de la centrale d’achats, impôts sur les sociétés, fonciers et locaux, etc). Au final , la marge nette s’élève à 1,9 € en moyenne, avec une perte 1,9 € en boucherie, un léger bénéfice de 0,6 € pour 100 euros de vente en fruits et légumes, et un bénéfice respectivement de 5,9 € en volailles et 5,1 € en charcuterie. Le rapport Chalmin va être présenté en début d’après-midi au ministère de l’Agriculture, en présence des ministres Stéphane Le Foll et Guillaume Garot, et de l’Economiste Philippe Chalmin qui préside l’Observatoire des prix et des marges.
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